Revenir au site

Abondance

L'état naturel du vivant

· nature,Vivre,Spiritualité,chamanisme

La prophétie

Il y a environ un an, j'ai eu une vision qui m’a profondément interpellée parce qu’elle semblait être prophétique, au sens littéral. J'ai vu une forêt luxuriante, une forêt lumineuse. Il y avait du vert partout, toutes les nuances du vert parmi les arbres, les plantes, et des fleurs multicolores. L’eau était présente et très visible aussi, avec des cours d’eau, des chutes, et des sources partout.

Le soleil apparaissait rarement directement, tellement l’ensemble était touffu. Pourtant il était proche et très fort, car on y voyait clair et les dégradés de vert étaient extrêmement lumineux.

Des mots sont apparus : Amazonie, émeraude, abondance. Abondance de la nature, du règne végétal. Également au sens figuré : abondance naturelle du vivant, de tous les éléments de la vie qui circulent à profusion, de façon impressionnante.

Cette vue et ces mots s'accompagnaient de sensations de joie et de sérénité très intense. J’en ai ri et pleuré.

Le message clair était le lâcher-prise. L'abondance de la vie vient du simple fait de la laisser s’exprimer : le végétal pousse partout où il y a de l’eau, de la terre et de la lumière. Sans intervention humaine, qu’en serait-il du règne végétal sur la terre ? Que serions-nous, humains, si nous étions libérés de nos entraves ?

J'ai reçu cette vision au premier degré. L’annonce d’un à-venir immergée dans le végétal. Aussi que l’abondance viendrait à moi, simplement d’une libération de certains empêchements à la circulation naturelle du vivant en moi, autour de moi.

Je pensais donc que j'allais être amenée à séjourner en Amazonie prochainement. Cette vision annonçait un à venir qui ne me semblait pas accessible en quelques mois. Je ne voyais pas bien comment j’allais pouvoir faire mieux que mes visites fréquentes dans la forêt de Fontainebleau en cette année 2020 qui s’annonçait. Mon appartement au cœur de Paris donnait sur un jardin dans lequel j'avais mis une plante qui ressemblait à un arbre. Je savais ma soif du monde végétal toujours présente. Jamais étanchée.

En février, j’ai recouvert un mur de mon salon d'une photo de l'Amazonie. Elle était magnifique. Fidèle à ma vision. Dans le mouvement, j’ai mis un papier peint de feuilles vertes foncées dans mon entrée. J’invitais pleins de pierres d’émeraudes à s’installer chez moi. A la même époque, je regardais de nouveau le film La forêt d’Emeraude. Je le trouvais tellement d'actualité. J’ai alors beaucoup mieux compris les autochtones qu'au moment où je l'avais vu pour la première fois. Leurs regards et leurs comportements me semblaient plus cohérents, sensés, que ceux des “occidentaux” du film.

La manifestation

Quelques mois après j'ai décidé de quitter Paris pour vivre en itinérance, me connecter à la Terre, honorer la vie, je savais alors que ma première étape serait ici : les Açores. Une part de moi avait fait le lien avec mon appel de la nature, pas vraiment avec ma vision qui parlait d’Amazonie. Comment la tête peut nous embrouiller la vue parfois!

La végétation luxuriante est ici. Nous entrons doucement dans l'hiver. Je n'arrive pas à comprendre que ce soit la saison déconseillée pour visiter cette île. Comment la végétation pourrait-elle être plus belle ? Entre la mousse, les arbustes, les plantes, les arbres au feuillage persistant ou pas, il y a aussi des fleurs. C'est comme si toutes les nuances de vert étaient au rendez-vous. Les couleurs du printemps, associées à celles de l'automne car pour certains arbres c'est l'heure de faire jaunir, dorer, rougir leurs feuilles puis de les laisser tomber dans la terre.

Cela faisait un mois que j’étais arrivé à Sao Miguel, de Ponta Delgada, la capitale au bord de l’océan, j’avais bougé dans les terres sur le site volcanique de Furnas. Un jour, pour aller vers le lac du cratère, j’ai pris une petite route déserte entourée d’arbres immenses et de cours d’eau qui faisaient un bruit impressionnant. Cette route montait beaucoup. A un moment je me suis retournée pour admirer la vue derrière moi. Alors, d’un seul coup, je compris : ma forêt d’émeraude, elle est ici!

Ma vision s’est concrétisée depuis des semaines sans que je m’en rende compte. Cesserais-je un jour d’avoir un temps de retard sur les choses merveilleuses qui m’arrivent ?

Tous Les Articles
×

Vous y êtes presque...

Nous venons de vous envoyer un e-mail. Veuillez cliquer sur le lien contenu dans l'e-mail pour confirmer votre abonnement !

OK