« Quelles difficultés as-tu rencontrées en devenant entrepreneur ? » J'ai réfléchi à la question et j'ai réalisé qu'il y avait eu une difficulté plus fondamentale que les autres : l'incertitude. Passée l'euphorie de la prise de décision (vraiment planant!), j'ai eu des moments où le fait de ne pas savoir ce qui allait se passer, signifiait pour moi, l'annonce d'insécurité, de situations dangereuses… ou pire l'absence d’événements. Le RIEN NE SE PASSE. Imaginer cela était vraiment terrible, anxiogène.

Et puis j'ai eu une phase rationnelle. Je me suis posée pour prendre conscience que inconnu = ne pas savoir. Ne pas savoir c'est ignorer le bon comme le mauvais. Il n'était donc ABSOLUMENT PAS POSSIBLE, que l'avenir ne me réserve que du mauvais. Et là, je pensais à la vie, dans son ensemble. Le truc est qu’“Il ne me suffit pas de lire que les sables des plages sont doux; je veux que mes pieds nus le sentent… Toute connaissance que n'a pas précédé une sensation m'est inutile.” Et ça, ça a toujours été, bien avant que je lise, adolescente, Les Nourritures Terrestres.

Alors je me suis mise à agir, l'action étant le seul vrai remède que je connaisse contre la peur. Chaque jour, sans attendre de résultats en temps réel. Parce que si le monde tends au temps réel, la vie est, et restera, en différée. (Je n'ai aucune preuve de ce que je viens d'écrire, juste une certitude profonde ;-) Et la démonstration s'est faite toute seule : non seulement il se passe des choses, mais il m'arrive davantage de bonnes choses que de mauvaises. Et les « mauvaises », je tente de les « retourner » : les voir autrement pour en tirer profit. Et ça marche souvent, parce que je trouve cela stimulant intellectuellement : comment transformer une galère en opportunité ? Une sorte de défi. Parfois, ça n'est pas possible. Dans ces cas, la galère, je la traduis en problème(s). Et il vaut mieux plusieurs problèmes qu'une seule galère. Alors qu'une galère mobilise l'esprit de manière stérile, un problème, ça se règle.

Le seul truc de certain dans tout cela est qu'il me faut agir. Et cela démontre cette idée des Optimistes sans frontières : Celui qui veut des perles doit plonger à la mer. Moi j'en veux des perles. Et plonger entraine des résultats attendus, d'autres plus surprenants qui sont autant d'opportunités. Et cela SANS qu'on puisse tracer précisément le chemin entre l'action réalisée et le résultat. Comment je sais qu'il y a un lien alors ? C'est hyper simple : plus je m'active, plus il se passe de choses. C'est factuel.

Changer mon regard sur l'incertitude a aussi eu une conséquence inattendue : être plus profondément vivante, dans tous les domaines de l'existence. Un cadeau inestimable… quoiqu'il advienne.

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